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Samedi 14 avril 2007 Précédent

Bons plans au Kenya

La plupart des touristes viennent au Kenya en voyages organisés safari-plage. Pour les travellers qui arrivent sac au dos, c’est pas forcément évident de se repérer sans se faire repérer.

À l’aéroport, un taxi pour aller dans le centre ville coûte 1000 Ksh. Les hôtels du quartier de River Road ne sont pas chers (1000 ksh petit déj anglais compris), mais attention, c’est un peu l’équivalent de La Chapelle à Paris : les Muzungous (étrangers blancs) se font vite aborder.
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Il y aura toujours une poignée de gars pour vous attendre à la sortie de l’hôtel, prêt à vous organiser un safari pour pas un rond… mais qui selon les dires des locaux, ne vaut pas un clou. Un bon moyen de les éviter est de leur dire que vous avez déjà « un arrangement ». Et pour effectivement trouver un safari qui ne vous laisse pas sur la paille (quoi qu’il arrive, c’est pas donné), mieux vaut passer en direct avec un chauffeur qui connaisse le coin et puisse faire guide en même temps. Un bon moyen d’en trouver est de contacter les agences de voyage internationales, qui pourront vous mettre en relation avec un de leurs contacts sur le terrain. Une combine qui marche surtout pendant la saison des pluies.
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Nairobi n’est pas ce qu’on a coutume d’appeler une ville agréable. Dès la tombée de la nuit, tout se fait en voiture ; pas question, même pour les Kenyans, de se balader tranquillement bras dessus bras dessous en sortant du restau. Les journaux regorgent de faits-divers dignes de films noirs, les nairobiens sont prolixes sur les risques qu’ils encourent chaque jour, et chacun en ira de sa petite histoire pour vous faire littéralement paniquer. Mais pas question de sombrer dans la psychose, mieux vaut juste faire attention en retirant de l’argent et prendre un taxi à la nuit tombée. Cependant il paraît que depuis quelques années le climat s’est un peu détendu. Néanmoins les barreaux aux fenêtres et les vigiles à chaque porte sont là pour vous rappeler que le risque existe toujours. Nous nous sommes fait voler un sac de matériel mais ça aurait pu arriver dans n’importe quelle ville. Il ne faut pas non plus rentrer dans la paranoïa !
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N’hésitez pas à vous rendre aux concerts le vendredi soir à l’Alliance Française ; le programme est de qualité et l’équipe particulièrement dynamique.
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Pour se détendre en évitant les masses de touristes, rien ne vaut l’île de Lamu sur la côte. Ceux qui ont un budget conséquent pourront y aller d’un coup d’avion, sinon il faut prendre un bus ou le train de nuit de Nairobi à Mombasa, puis sauter dans un bus pour Mokowe (8h si tout se passe bien), puis un bateau pour Lamu (1/2 heure). Là, il y a possibilité partir en bateau pique-niquer sur la plage, ou pécher et voir les poissons à l’aide d’un masque et d’un tuba pour 1000 ksh la journée par personne. Demandez Abdul, Djemal ou Bwana Kou (07 34 78 72 76), ils sont adorables et ce sont de très bons marins.
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Enfin, la région de Magadi dans la vallée du Rift offre des paysages inattendus : en contrebas d’une usine surannée, un lac de souffre change de couleur (rose, mauve, bleu…) en fonction du temps et des saisons. Si vous disposez d’une voiture, le village de Ngurman est un authentique village massaï, loin des circuits prisés par le tourisme de masse. C’est un bon départ pour faire un trek : la marche est accessible à tous, et offre une vue imprenable sur la vallée du Rift. Elle peut se terminer par une baignade dans les chutes d’eau fraîche. La Entasopia guest house (chambre + petit déjeuner + diner à 1200 ksh par personne) est propre et très sympa. Pour les treks, contactez Joseph ou Moises : 07 22 63 28 44 ou 07 26 17 34 95.
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Sans compter les safaris, un budget de 6000 Ksh par jour suffit largement pour deux. Il est possible d’utiliser le Wifi au Serena Hôtel près d’Uhuru parc à Nairobi, pour 600 ksh les 12h et de travailler avec vue sur la piscine. Il faudrait une maîtrise en communication pour comprendre comment marchent les téléphones portables : la concurrence est rude entre Celtel et Safaricom, qui proposent chacun des grilles de tarifs alambiquées et font payer à prix fort les appels vers le concurrent. Au final, tout bon Kenyan a deux puces : une pour appeler les Celtel, l’autre pour les Safaricom. Pratique !

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