Interlude #8 – Le blues de Leo
On rencontre un samedi soir Leo Mkanyia chez Gilles & Maureen.
Leo est francophone, et quand on lui demande pourquoi il a pris la décision d’apprendre le Français, il répond avec beaucoup de conviction que personne ne parle français en Tanzanie et que de toutes les manières, il n’aime pas faire les choses comme les autres.
Dans la musique, c’est un peu pareil. Leo joue du blues, et le chante en swahili. Unique ici, puisque la musique populaire en Tanzanie demeure un dérivé de la rumba congolaise.
Il a appris la guitare avec son père. Il est actuellement guitariste dans le groupe Walé Walé (« Les mêmes »). Le groupe tourne régulièrement sur les scènes de Dar Es Salaam et a été invité à deux reprises à l’Alliance Française.
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Depuis que Leo a entendu un morceau de Johnny Lee Hooker, il ne veut plus jouer que du blues ; ses références demeurent Taj Mahal, Ali Farka Touré, ou encore Miles Davis.
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Jeune musicien, son rêve est de jouer sur une vraie guitare, une Gibson électro-accoustique et de produire son premier album solo. Aujourd’hui il chante Minyororo, « Les chaînes », chanson dont le thème principal est l’esclavage en Afrique de l’Est.