Bons plans au Pérou
Le Pérou se lit par couches géologiques, par époques. En fonction de l’altitude aussi : Lima est au niveau de la mer, la Cordillère Blanche entre 3000m et plus de 5000 m, et Cuzco autour de 3000.
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IMPORTANT : POUR LE MACHU PICCHU
On peut snober le Machu Picchu, se dire que c’est un endroit touristique et qu’on connaît la photo par cœur. Mais se rendre sur le site reste une expérience unique, inoubliable. Le tout est d’éviter la foule. Mais c’est possible !
- Le mieux, pour cela, serait de prendre le chemin de l’Inca. C’est un trek qui dure entre 2 et 4 jours, et permet d’arriver sur le site au petit matin. Mais attention : les places sont limitées et il est obligatoire de réserver entre un et trois mois à l’avance. On en sait quelques choses : on est arrivés trop tard !
- Autre solution, marier la visite du Machu Picchu à celle d’un autre site, le Choquequirau, accessible uniquement par 4 jours de trek. Cette autre cité perdue est encore en fouilles, mais pourrait s’avérer aussi intéressante que le Machu.
- Enfin, pour visiter seulement le Machu Picchu, sachez que le train qui y va est agréable et confortable, mais très cher et… seulement pour les touristes. Le charme de cette ligne gérée par la compagnie de l’orient express est rompu. Si c’était à refaire, on irait à Agua Caliente en bus, tellement cette discrimination est désagréable (mais je ne sais pas si c’est possible).
Le mieux est de passer une première nuit à Agua Caliente, se balader dans les environs, aller manger chez Indio Feliz (passez pour réserver, c’est le seul bon restau du village et c’est vite complet tel (084) 21 10 90), acheter son ticket d’entrée pour le Machu et se baigner dans les sources d’eau chaude (tiède) à quelques minutes en montant. Surtout, faire quelques courses (1 bouteille d’eau de 2 litres par personnes, de quoi prendre un petit déj et un pique-nique – pour éviter de se faire raquetter ensuite sur le site), et mettre le réveil à 4h pour le lendemain. L’objectif est de partir au lever du soleil et de monter jusqu’au site à pieds dans la brume du matin. Les premiers bus arrivent à 6h, et le flot des visiteurs à 11h30 à la sortie du train, donc ça laisse le temps. De là, traverser tranquillement le site désert pour monter au Waynapichu, et apprécier la vue d’en haut. On peut ensuite grimper sur le pic qui se situe entre le Wayna et le Machu. Ca vaut le coup il n’y a personne et la vue est terrible ! Petite sieste, petit pique-nique, et c’est le bon moment pour redescendre, quand tous les visiteurs ont fini leur tour, et épuisés d’avoir monté quelques escaliers, sont allés s’accouder au bar devant une bière. Et là, vous pouvez vous balader au milieu des ruines, tranquilles ! D’autant plus que les guides ont fini leur première tournée et accepteront sûrement faire des heures sup pour vous expliquer. Au retour, direction soit Agua Caliente (pour descendre plus tard et profiter du coucher de soleil sur le site), ou Cuzco (pour s’effondrer dans le train, mort de fatigue).
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Sinon, question sites, pas besoin d’être un fan d’archéologie pour ressentir une émotion vive face aux civilisations d’hier. Tous valent le détour : Chan Chan, Chavin, les lignes de Nazca qu’on peut voir depuis un petit avion (compter 40$ par pers, mais ça vaut le coup !), Pisac, le Machu Picchu, la vallée sacrée de l’inca…
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Enfin, quelques recommandations dans quelques villes, dans le désordre :
LIMA n’est pas franchement une ville sympathique. Bruyante, immense, plate et grise l’hiver, bref déprimant. Mais comme souvent, tout dépend des rencontres et de l’expérience qu’on en a. Quoi qu’il en soit, le centre historique vaut le détour, et pour sortir les quartiers de Miraflorès et Barranco bougent bien. Mais surtout, il y a ici moyen de bien manger (et un endroit où on mange bien n’est jamais un endroit totalement mauvais, foi d’épicuriens !) Pour les fruits de mer, la ville regorge de cebicherias. La meilleure est sûrement celle de La Mar, rue de La Mar (tel 421-3365 - mieux vaut réserver, c’est vite complet ! ou lamar@lamarcebicheria.com.pe). Également, un italo-péruvien divin, le Patagonia à Miraflorès (rue bolivar 164, tel (1) 446 8705, patagoniarestaurante@hotmail.com, patagoniarestaurante@gmail.com). Leur Pisco Sour, alcool local frappé dans du blanc d’œuf, est particulièrement bon.
Mais mon préféré question fruits de mer : el Hawaiano. 65 soles par personne (de mémoire, donc à peu près). On peut se servir à volonté dans un immense buffet avec toutes les spécialités péruviennes, et bien plus que ça. Mais contrairement à la plupart des buffets, il y a ici la quantité… et la qualité ! C’est hyper bon et on a dormi tout l’après-midi.
Av Paseode la Republica 6500, dans le quartier de Barranco (Tel 247 9933, info@elhawaiano.com).
Détail pratique : pour reconnaître un vrai taxi d’un faux taxi, la couleur jaune ou le numéro peint sur la carrosserie ne veulent rien dire, mais le nom de la compagnie doit être marqué sur la porte du conducteur. C’est pas évident à voir quand le taxi arrive de loin, et comme vous pourrez le constater, rares sont les vrais. Bref, être un peu vigilant, surtout la nuit.
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HUARAZ était sûrement jolie avant le terrible tremblement de terre qui a détruit la ville. Aujourd’hui, c’est davantage un lieu de départ pour la Cordillère Blanche (magnifique, c’est un coup de cœur !!) et les ruines de Chavin, la plus ancienne civilisation mise à jour.
Pour y dormir, le Caroline Lodging and Family House, se trouve à cinq minutes du centre, près de la rivière. C’est une auberge pour routards, au mobilier chinois avec du carrelage aux murs, mais tenue par des gens tellement sympas qu’on a l’impression de faire partie de la famille (enfin pour les bons côtés, il ne s’agit pas non plus d’aller ranger sa chambre ou de mettre le couvert). (Tel 043-422588, cellular : 9786727 ou 9959310, carolinelodging@yahoo.com, terrori@latinmail.com). Ils organisent des treks dans la Cordillère Blanche, mais on peut aussi réserver dans le centre-ville chez Monttrek (av Luzuriaga 646, 2e étage, tel (043)421124, monttrek@terra.com.pe, www.monttrek.com). Possibilité également de faire ça en solo en se renseignant à la Casa del Guia, mais mieux vaut savoir lire un plan, on est quand même en haute montagne. Attention, s’acclimater au moins deux jours avant de partir, et prévoir des feuilles de coca à mâcher. C’est haut !
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CUZCO, ex-capitale des incas et porte d’entrée pour le Machu Picchu, est envahie par les touristes tout au long de l’année. Forcément, cette surpopulation entraîne les dommages collatéraux habituels de ce genre d’endroits : hôtels très cher pour ce que c’est, restos qui servent du surgelé, et loulous qui traînent dans les rues : « hey, my friend ! »
El Mirador de la Nuesta a le mérite de ne pas être trop cher (60 soles la matrimoniale), plutôt mignon avec sa cour intérieure, et tenue par des gens très gentils. (Calle Tandapata 682, elmiradordelanuesta@hotmail.com)
Juste en bas sur la place, coincé sous les escaliers, un français marié à une péruvienne vient d’ouvrir La Caverne del Oriente. Une flammenkueche en plein pays inca, c’est original, non ?
Pour ceux qui ont besoin du Wifi, les gérants du Velluto sont bien plus sympas qu’ils en ont l’air, et leurs crêpes copieuses et bonnes. (Tandapata700, San Blas, tel 0051(84)240966, gisella@vellutocrepes.com, www.vellutocrepes.com). Autour, les ruines de Pisac et de Sacsahuaman sont les plus impressionnantes. Là encore, le Boleto touristico est une belle arnaque, et difficile à contourner ou à moins de se faire passer, au culot, pour étudiant.
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Dans cette jungle, le Alde Yanapay est un petit bar-restau qui fait du bien, monté par de grands enfants pour les âmes pures que nous sommes encore (n’est-ce pas). Des jeux, des gadgets, des groupes locaux qui viennent se gagner quelques pièces en poussant la chansonnette, et quelques messages pas idiots, à consulter en prenant la commande. Un exemple : n’oubliez pas de demander, où que vous soyez, une facture au moment de l’achat. Non pas que vous en ayez réellement besoin, mais vous vous assurez ainsi que le commerce déclare ses revenus et participe via l’Etat à la construction d’école, d’hôpitaux… Mais Alde Yanapay, c’est aussi un projet social d’aide aux enfants des rues, et une école.
Ruinas 415, tel 255134, 245779, www.aldeayanapay.org
Ceci dit Cuzco vaut le détour, c’est une ville vraiment jolie, avec son style espagnol, ses restes de murs incas et ses montagnes alentour.
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Enfin PUNO, sur les bords du lac Titicaca, est une petite ville très mignonne et agréable. Tout se passe sur la calle Lima, donc mieux vaut loger un peu plus loin pour rêver en silence. Le Cofre Andino, à cinq minutes à pieds, est tenu par des gens adorables. (50 soles la matrimoniale, Jiron Bolognesi 154, (054) 351973, hos.cofreandino_puno@hotmail.com)
Et pour dîner, le Coca Kintu, mélange cuisine andine et anglaise. Non ce ne sont pas des fish and chips à la truite du lac titicaca, c’est très bon ! (Rue Lima 401, tel 365566, cocakintu@mail.com) La visite des îles flottantes est passionnantes, mais c’est la foire au touriste. En revanche, passer une nuit ou deux sur l’île d’Amantani ou de Taquile (plutôt deux qu’une, d’ailleurs, le temps d’apprécier) et une belle expérience. On dort chez l’habitant, dans ces communautés ancestrales que le changement climatique, le progrès et la mondialisation tendent à faire disparaître.
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TELEPHONE : Pour appeler au Pérou, il faut faire depuis l’étranger le 0051, puis l’indicatif de la ville (Lima 1, Cuzco/Machu 84, Huaraz 44, Puno 51…) puis le numéro. Les téléphones français tri-bandes acceptent les puces locales, mais attention, si vous achetez votre puce à Lima, vous êtes « domiciliés » à Lima. Donc si vous téléphonez de Cuzco, on vous fera payer une communication interrégionale.
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INTERNET : Ca marche très bien, en général.
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BUDGET : Compter 40 euros à deux, bus compris. Et un budget spécial pour le Machu Picchu !
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BUS/TRANSPORTS : Les bus du Pérou, c’est des palaces. Avec couchettes ou semi-couchettes, TV et repas à bord (mieux vaut prévoir deux-trois en-cas quand même). Idéal pour les trajets de nuit, et bien moins cher (et moins polluant) que l’avion. C’est parfois animé, ici un homme explique quelques notions de diététique, pour vendre sa poudre miracle, imbuvable.