Bons plans au Mozambique
On a passé un mois au Mozambique, et c’est le minimum.
Si l’on s’y rend en avion, le mieux serait d’arriver à Nampula au nord, pour repartir de Maputo au sud, ou inversement. Car le Mozambique est un grand pays tout en longueur, séparé par le Zambèze en deux parties bien distinctes. Au nord, le pays est très pauvre et vit essentiellement du Corridor qui relie la Zambie ou le Malawi à la mer, et d’une agriculture de subsistance. Les routes sont en mauvais état, mais praticables avec beaucoup de patience. Au sud, l’influence de l’Afrique du Sud voisine se fait sentir et les routes goudronnées sont de bonne qualité. Nous n’avons pas été dans la région de Tété, dont on nous a pourtant dit le plus grand bien.
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Si l’on arrive du Malawi, le train de Cuenca à Nampula permet de traverser les superbes paysages du nord, et de vivre des moments intenses auprès de la population. Il y a tout ce qu’il faut pour manger sur place, entre le wagon-restaurant et les fruits et légumes vendus à chaque arrêt. Le train part à 5h de Cuamba pour arriver en fin d’après-midi à Nampula.
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On a trouvé la ville de Nampula un peu agressive, pourtant plusieurs personnes par la suite nous ont dit avoir aimé cette ville. Vous nous direz, on est curieux de savoir ce que vous en pensez ! De Nampula, il est possible de prendre un bus pour Pemba ou pour Ilha. On n’a pas été à Pemba, et encore plus au nord, mais manifestement ça vaut le détour aussi. Une prochaine fois !
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En revanche pas de doute, l’île de Mozambique vaut vraiment le détour. Ilha est un concentré d’histoire, et restera une des découvertes, voire des expériences, les plus inoubliables de notre séjour dans le pays. Les bus partent tôt de Nampula, et arrivent en quelques heures sur Ilha. Sur place, 3-4 jours suffisent (au-delà ça peut rendre dépressif !) ; l’île est toute petite. Pour se loger, la Casa Branca est une maison traditionnelle familiale propre et pas chère, tenue par un homme très gentil. Autre solution, l’O Escondidinho, joli hôtel avec piscine tenu par un Français. Si la maison et la cour intérieure sont superbes, les chambres sont un peu décevantes. Mais ça vaut largement le coup d’aller y manger. Autre resto sympathique et pas cher : celui qui fait l’angle, en face de l’église dans la partie nord (oups on a oublié son nom, et notre guide est resté à Maputo chez Lise et Marco).
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Les routes dans les nord du pays sont très mauvaises. Heureusement, ça s’améliore quand on descend vers le sud. Nous n a pris un avion de Nampula à Beira (les vols ne sont pas chers), pour éviter deux longues journées de bus. Mais la traversée du Zambèze est paraît-il magnifique. Beira a très mauvaise réputation, pourtant on ne regrette pas du tout d’y être resté deux nuits. La balade dans la ville, au milieu des monuments du Bahaus, est saisissante. Pour dormir, l’hôtel Miramar marche beaucoup avec la prostitution, mais c’est calme, un peu en retrait, direct en bus pour aller en ville, et les gens sont accueillants. Le resto Miramar par contre n’est franchement pas terrible. Enfin, ne pas louper la pasteleria de la place centrale ; pas compliqué, c’est une sorte de salon de thé où les gâteaux à la noix de coco sont les meilleurs du pays.
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Peut-être que si vous allez à Vilanculos, la ville se sera remise du traumatisme causé par le cyclone de février 2007. Pour le moment c’est un peu déprimant, le vent a tout saccagé. Ceci dit le Complexo Alhemania, malgré son nom à faire fuir tout voyageur non-teuton, est très sympa et largement fréquenté par les habitants de la ville. Le Zombi Concomber est plus doux et plus féminin, mais aussi moins dynamique. Quoi qu’il en soit, l’objectif numéro 1 quand on se rend à Vilanculos et d’aller sur l’île de Bazaruto. Impossible de dormir sur l’île, c’est hors de prix, en revanche la journée plongée + île est abordable. Les guides vous encourageront à aller sur la petite île juste en face, car c’est plus facile pour eux. Mais il faut insister : la pointe sud de l’île principale, avec sa dune et sa végétation incroyable, restera un souvenir impérissable.
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Plus au sud, à côté d’Inhambane (petite ville dont on fait très vite le tour), la plage de Tofo est le rendez-vous des touristes sud-africains. Mieux vaut donc éviter de s’y rendre au mois de juillet et surtout de décembre, car ils arrivent par avions entiers. A quelques centaines de mètres du village, Turtle Cove est une guest-house sympa et où l’on mange bien (il y a même des sushis !) C’est aussi un centre de Yoga. Effectivement, comparé au bord de mer, c’est plutôt zen.
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Enfin Maputo. Une des rares villes d’Afrique où on pourrait imaginer habiter. Artistiquement ça bouge vraiment bien. D’abord au Franco, où la programmation est éclectique : on a vu en deux semaines du punk rock, de la danse contemporaine et le Johnny local ! Niveau peinture, quelques toiles de la collection permanente du Museo National des Arts valent vraiment le coup d’œil. Le nucleo de Arte est une galerie. Rien d’extraordinaire quand on y est allé, mais l’endroit est très sympa, avec son café dans le jardin. Un bon lieu pour l’apéro. Le centre culturel Portugais n’a pas les moyens du Franco, mais dispose d’une salle d’exposition où ça vaut le coup de faire un tour. La vieja casa, une vieille maison d’un colon portugais transformée aujourd’hui en salle de théâtre, comprend un petit bar sûrement très sympa à la nuit tombée.
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Le soir, l’Africa House et le Coconut (sur la Costa del Sol) sont les deux endroits à la mode pour écouter des groupes locaux et sonder la chaude ambiance de Maputo. Les concerts débutent très tard, sur les coups de 23h-minuit, mais la fête dure toute la nuit. Pour décompresser le lendemain, on peut aller boire un thé le petit doigt en l’air dans le salon feutré du Polana, manger une glace au jardin des amoureux sur la même rue un petit peu plus loin, ou aller déjeuner au Mercado de Peixe (marché aux poissons) au début de la Costa del Sol. Soleil, musique et poisson frais : on en garde un souvenir ému ! Autre resto sympa, le Thaïlandais de l’avenue Julius Nyerere, ou plus cher le resto du Casino (juste à côté du Coconut). Le week-end, le centre de Maputo est plutôt triste et désert. Mieux vaut faire comme tout le monde, et aller se balader le long de la plage.
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En septembre, le festival de documentaire de Maputo, le Dockanema doit aussi valoir le déplacement (d’autant que certains films français sont présentés, pour ceux qui ne parlent pas le portugais). Le festival a lieu dans plusieurs endroits de la ville, du centre aux quartiers plus populaire. Ca doit être une bonne façon de découvrir la ville.
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Bref, pas de quoi s’ennuyer !!
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Enfin, l’hôtellerie est très chère au Mozambique pour des prestations de qualité souvent médiocre. Il n’est pas rare de pays 20 à 30 dollars une pensao qui en vaudrait facilement 10 de moins. En moyenne, un budget de 60 dollars par jour pour deux personnes permet de se faire largement plaisir (peut-être un petit peu plus à Maputo). Le téléphone en revanche marche plutôt bien, grâce à une guerre concurrentielle sanglante entre Vodacom et Mcel, les principaux opérateurs. Mcel serait meilleur, mais tout peux basculer si vite !
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Carnet de Voyage, Mozambique, 13 juillet 2007.