Parenthèse française
On tourne autour du monde et le monde tourne autour de nous. Déborah, la sœur de Nat, vient nous chercher à l’aéroport. Il paraît qu’il a fait un temps épouvantable tout l’été, mais aujourd’hui il fait un temps splendide.
Des amis nous ont prêté leur appart rue d’Aboukir, on descend se manger une salade rue Montorgueil. On n’en revient pas de la diversité des saveurs et des couleurs dans nos assiettes. On goûte de tout, avec curiosité. Quelle richesse, cette cuisine ! On se retourne sur toutes les filles qui passent dans la rue. On n’avait jamais pris conscience que les parisiennes étaient aussi belles, élégantes, bien habillées. On dit ça à Déborah qui fait la moue. On regarde Paris avec des yeux d’enfant.
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On a le regard fixé sur la rue, curieux des codes, curieux des gens. Soudain j’entends Nat s’emballer « Unbelievable ! » Dans la rue, ce sont Debby et Steve, les meilleurs amis de Trevor et Robin que nous avions rencontrés à Johannesburg. Ils devaient faire un voyage en France, ils nous avaient demandé quelques conseils. Et on les voit là, devant nous ! On vient d’arriver, ils repartent le soir même, c’est effectivement unbelievable.
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On découvre les vélib (le parisien va bientôt se reconnaître à son mollet galbé), qui change totalement la façon d’appréhender Paris. Ce soir, on va au Baron. Nat a une revanche à prendre : la veille de notre départ on avait organisé une soirée d’au-revoir. Assez chargés après la soirée on avait voulu finir la nuit dans cette micro-boite ultra select. Mais si, du haut de nos talons 8 cm, on avait pu rentrer avec Myriam, Nat s’était fait refouler à l’entrée « c’est une soirée privée monsieur ». Quelle tôle !
On retente donc le coup, un peu moins allumés, toujours aussi sapés. On est accompagnés de notre « passeport », le DG d’Elite Model France, ça devrait aller !
Autour de nous, des filles sublimes lancent des regards de papillons implorants à des videurs abrutis. La futilité est la nourriture des gens sans faim. Mais nos talons, notre passeport et notre bonne étoile n’y font rien : on reste sur le trottoir. Tans pis, on va boire un verre dans un hôtel chic et sans âme des environs, et on rentre comme des loosers.
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Tour de France à grande vitesse
On prend le TGV (350 km/h ?) pour Lyon, embrasser mes grands-parents, puis sur Aix passer quelques moments privilégiés avec nos parents, puis retour sur Paris. Heureusement qu’on vient de prendre des vacances, on rentre totalement KO.
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Hier soir, on fait un saut rue saint maur chez nos amis Mina et Aldo pour l’anniversaire de … Mina. Il y a tous les gens qu’on aime du 210 : sept mois sont passés depuis qu’on les a quittés. Julie est très enceinte, Aldo s’est coupé les cheveux, Icham toujours aussi joyeux, tout semble avoir changé, mais rien n’a changé. C’est étrange !
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On repart demain aux premiers rayons du soleil pour l’Equateur. On est crevés, mais surexcités !!