Touristland (Nairobi)
Quand on est touristes à Nairobi, une des activité consiste à cordialement refuser les dizaines d’offres de safaris que l’on reçoit chaque jour de la part des « chasseurs de touristes aux bobs ».
Même si nous ne portons pas « de bobs », nous faisons partie de cette catégorie de personnes ; que l’on veuille ou non. Ces gens-là sont de vrais requins, ils vont savoir où vous êtes à chaque heure de la journée, et surtout connaître le lieu de votre hôtel. C’est fatigant, mais au final la meilleure réplique est de dire : « Assanti, but we have already an arrangement ».
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On a un si bel « arrangement » que les safaris proposés sont très chers pour notre budget. Nous décidons plutôt d’aller nous reposer sur la côte.
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Nous prenons le train construit sous l’époque coloniale anglaise qui rallie l’Ouganda à Mombasa (à l’est du Kenya).
« Delightful experience ».
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Sur les conseils avisés de Marjorie, (amie d’Annabelle rencontrée à l’alliance française), nous faisons une première étape à Watamu puis préparons un trajet pour l’île de Lamu.
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À Watamu, le site est magnifique, la marée basse est surprenante car elle laisse une multitude de rochers et de bateaux de pêche sur la plage. L’eau est claire et offre un dégradé de bleu et de turquoise. C’est très beau. La ville est « colonisée » par les Italiens et les Allemands. Pour certains kenyans de Watamu, l’italien est devenu une véritable langue maternelle. Nos voisins de chambres sont allemands ; le cliché est atroce mais on assume : l’un est gros, l’autre petit et laid, ils boivent beaucoup de bière, s’envoient en l’air avec deux femmes kenyanes, achètent de la beuh à un Massaï et vomissent vers 19h trop plein de tout. Désolé, mais c’est tombé sur eux…
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Nous sommes vite lassés de cette ambiance, et en bons snobinards parisiens que nous sommes, nous filons prendre le bus pour découvrir l’île de Lamu. Beaucoup de personnes nous ont vanté l’authenticité de l’île et de ses habitants.