La sensualité de Lamu
À ça se mérite, les vacances ! Après le train de nuit et 8 heures de bus, on atteint enfin la petite île de pécheurs, à 200 km de la frontière avec la Somalie.
Heureusement, l’île est jolie, car on est KO !! Bwana Kou (le frère du copain de Marjorie) nous accueille et nous propose une guest house. C’est mignon, une petite maison swahili typique de l’île. C’est pas cher, 1000 shillings (10 euros). Malheureusement, en pleine nuit, on s’aperçoit qu’il y a un os : notre chambre est au-dessus du bar le plus bruyant de la ville. Cernés et énervés, on change de chambre le lendemain : pareil. On se lève, Nat est furax, on n’est pas beaux à voir.
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On trouve alors un petit appartement décoré avec goût, à l’étage d’une galerie d’art. Même si on a tellement chaud qu’on est obligé de faire lit à part et de dormir bras et jambes écartés, on revit !
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On passe les trois prochains jours à se baigner sur la plage de sable blanc, manger du poisson frais grillé, et boire des jus de mangue.
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On fait du bateau avec Bwana Kou et son copain Abdul, dit Vasco (de Gama). À la force de leurs bras noirs et musclés (…), les garçons hissent la voile et se laissent aller en rappel pour maintenir l’équilibre de la boutre.

Ouah ! Même Nat en convient, ils sont super beaux !
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La vieille ville de Lamu est par contre à l’opposée de ces expériences au large. Essentiellement musulmanes, les filles portent le chadri et de longues capes noires. Elles restent au cœur de la ville, loin des bateaux et de la plage. Cependant on apprend que le voile n’est porté que par les jeunes filles non-mariées. Finalement, ça devient un outil de séduction redoutable, une sorte de jeu sensuel de regards et de corps à découvrir.
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On est tristes de partir, et déjà fatigués à l’idée de reprendre le bus, puis le train. En dînant dans le charme suranné du wagon-restaurant, on s’aperçoit que la ligne Mombasa-Nairobi est pleine de touristes: des groupes entiers utilisent la ligne dans le cadre de voyages organisés safari-plage. On se disait bien qu’on croisait très peu de touristes, alors que c’est une des principales activités du pays. Ils sont sur des parcours très précis, et surtout très protégés : PARIS CDG-HILTON NAIROBI (ou un autre), DÎNER RESTAURANT CARNIVORE + GO TO PARC NATIONAL (Massaï Mara, NAKURU ou d’autres) + DORAGE DE PILULE PRES DE MOMBASA+RETOUR NAIROBI+PARIS CDG.
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Carnet de voyage, Kenya, le 26 mars 2007.