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Samedi 7 avril 2007 Précédent

Enfin un bol d’air (Ngurman)

On a à peine fait quelques kilomètres en 4×4 qu’on se retrouve en pleine nature. Nairobi semble un lointain mauvais rêve alors que nous descendons avec Maud et Matthieu vers le Sud et le pays Massaï.

photo-carnet-070407-1.jpgSur le bord des routes, des hommes, des femmes, des enfants vêtus de rouge vif et ornés de perles mènent leur bétail au marché. C’est incroyable de passer d’un monde consumériste pseudo-occidental à un mode de vie traditionnel en si peu de temps. Ce pays vit dans plusieurs siècles à la fois ; on comprend que les Nairobiens aient du mal à s’adapter et semblent à ce point dépassés.

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On a passé ces derniers jours à contacter des entreprises, des ONG, des services public pour mettre en place un dossier sur la déforestation. C’était un sketch : presque tous les numéros et emails mentionnés sur les sites Internet ne marchaient pas. Si par chance le numéro était toujours le bon, avoir la personne en ligne était une autre paire de manche. Il nous aura fallu près de trois semaines pour comprendre comment entrer en contact avec un chargé de communication : en trouvant simplement un moyen de mettre un pied dans les bureaux ! Après, toutes les portes sont ouvertes, même celle du directeur.

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photo-carnet-070407-7.jpgNous arrivons sur l’usine de Magadi. À nos pieds, un vaste lac de soude tantôt rose, tantôt craquelé de blanc. Situé sur la faille de la Rift Valley, le lac Magadi contient une exceptionnelle concentration de soude caustique, produite naturellement par la transformation des sédiments issus des volcans alentours au contact des eaux de ruissellement et des laves en fusion sous le lac.

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Maud et Matthieu nous déposent à quelques kilomètres d’un petit village Massaï, N’Gurman.
Nous faisons le chemin à pied avec Joseph ; il fait très chaud, on s’arrête souvent pour boire. Lui fait ce chemin trois fois par semaine pour aller travailler, il marche tranquilou, alors qu’on est sur
les rotules !

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On pose nos affaires dans une petite auberge où on rencontre Moïses, un Kenyan d’origine Massaï parti étudier en Sibérie. Il faut l’entendre raconter le choc des papis russes lorsqu’ils voient une tête toute noire sous un bonnet de laine.
Le lendemain, on fait une rando dans les chutes d’eau (fraîche !) sur les escarpements qui surplombent la vallée. On croise seulement quelques femmes Massaï, parties chercher du sucre au village. Elles aussi montent tranquillement… Toujours pas nous !

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Dans les chutes d’eau, Joseph s’essaie à la brasse. Malgré les conseils de Natty, il a du mal à ne pas couler !

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photo-carnet-070407-9.jpgAlertés de notre présence, deux masaïs bourrés comme des cantines viennent nous demander des sous, en dédommagement d’avoir foulé leur sol. C’est une tribu très fière, mais qui ne perd jamais le Nord.

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Au final, on aura fait 43 km dans le week-end, de quoi rentrer à Nairobi avec suffisamment de courbatures pour supporter une semaine de plus à rester sédentaires – assez rageant lorsqu’on entreprend un voyage itinérant.

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