Départ raté pour Jimma
Le temps n’existe pas parfois. Nous l’avions remarqué dans de précédents voyages. En Éthiopie tout particulièrement.
Est-ce dû au fait que le calendrier est différent (calendrier julien), où que les heures sont comptées depuis le lever du jour. Depuis notre arrivée, nous restons vigilants aux horaires pour ne pas se tromper. Notre bus pour Jimma part à 11H. La vendeuse de ticket de bus à la gare routière m’a bien répétée trois fois : « 11h, Europe time ».
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La veille de notre départ, nous sommes au Coffee House pour écouter le guitariste Girum Mezmur. Nous rentrons à la maison tard dans la nuit.
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Mulugeta, Azeb, insistent pour nous emmener au bus le lendemain. Nous nous couchons, très fatigués. La nuit passe…
Pas si vite, trois heures plus tard, Mulugeta hurle « Natnaël, Galila, time’s up, you wake, wake ! » Dehors, il fait nuit, je me rendors, Gaëlle n’entend même pas, ça doit être un mauvais rêve. 10mn plus tard, ça repart : « Natnaël, Galila, time’s up, you wake, bus station late ».
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Je me lève, et vois Mulugeta, Azeb décidés à partir. Je leur dis : « non mais ça va pas bien dans vos têtes, retournez dormir, c’est à 11h en fin de matinée, pas 11h ethiopian time (5h du matin paris gmt, oui je sais c’est compliqué). Mes compères « Abeshas » (éthiopiens en amharique) éclatent de rire, et me pressent de réveiller Gaëlle pour que l’on puisse partir dans la minute.
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Nous partons donc à la gare routière, avec une heure de retard. Ce qui est génial, c’est que nous partons quand même et que tout le monde se laisse aller dans ce retard insouciant. Arrivés à la gare, le bus est évidemment parti, en retard, mais parti. Le temps existe bel et bien à Addis. Nous prendrons un bus plus tard dans la journée.