Bons plans en Ethiopie
Voici quelques conseils/adresses/bons plans glanés au long de nos cinq semaines en Ethiopie.
D’abord, c’est un pays où il faut prévoir du temps. C’est grand comme deux fois la France, sauf qu’il n’y a ni autoroutes ni TGV. Pour les trajets par la route, il faut compter 50km/h en moyenne sur les routes goudronnées, et 30km/h sur la piste.
Donc dans le budget, ce n’est pas idiot de prévoir un billet d’avion Axoum-Addis, afin de monter par la route (les paysages valent largement le coup d’œil) et de redescendre tranquillou en avion.
Pour les transports, les minibus vont plus vite que les bus classiques, mais sont tout aussi dangereux. Le mieux serait de partir à 4 ou 6 et de louer une voiture et un chauffeur. Il est possible de conduire soi-même, mais il faut une autorisation spéciale délivrée par le gouvernement, et surtout savoir slalomer entre les chèvres et les zébus. Il est d’ailleurs recommandé de faire attention, en cas d’accident l’heureux propriétaire de l’animal abîmé sera ravi d’en profiter pour vous faire payer une rente à vie !
Une autre solution, surtout si on a moins de temps, est de passer par un tour opérateur. C’est moins excitant, mais bien plus confortable : les chauffeurs savent conduire, les bus sont propres et ont les roues gonflées, et pas besoin de se creuser la tête pour savoir où manger, dormir etc. Ça évite aussi d’être poursuivi par les rabatteurs des agences de voyage – ils sont fatigants.
Une très bonnes adresse, tenue par un Français et une grecque éthiopienne : Desire Tour desitour@yahoo.com ou desitours@ethionet.et demander Gilbert ou Désire.
On mange super bien en Ethiopie, et c’est très sain (à condition, bien sûr, de se laver les mains). Notre top 3 : le Shangri La sur Atlas Road, Abesha sur Bolé Road et Dashen près du Parlement. Pour écouter de la bonne musique il y a l’Alliance Française qui a une vraie programmation et le coffee house, avec des jam session jazz tous les jeudis. De bonnes adresse pour écouter de la musique traditionnelles et tester la danse des épaules (nous on est assez bons) : le fendica à cazenchis et Aguelguil (il faut demander, c’est très connu). Enfin un petit bar sympa : le Paris Bar sur Bolé Road, près de l’avion encastré. Tenu par notre copine Allem !
Pour Internet, c’est la zone. On trouve tout de même le wifi au Hilton, pour 120 birrs de l’heure (c’est cher). Ou 4 minutes la page dans n’importe quel cyber (mais là c’est pas cher). Pour le téléphone il est possible d’acheter une sim ETC sur un portable débloqué. Attention les 0911 ne marchent qu’à Addis.
Question budget, avec 35 euros par jour (transports locaux compris - on n’a pas pris d’avion), on vit très bien. Il est toujours utile d’emporter un guide. Cependant, évitez absolument le Petit Futé, qui est particulièrement mal renseigné. Les professionnels du tourisme sur place sont d’ailleurs en colère contre ce guide ; ils sont prolixes sur le sujet ! Il n’y a pas beaucoup de choix sur ce pays. Le mieux, pour les anglophones, serait de prendre le Lonely en anglais.
A Gondar, n’hésitez pas à vous rendre au village falasha de Wallaka. On peut y visiter une fabrique de poterie et de tissage traditionnel. Les gens sont adorables et c’est une NGO pour favoriser le travail des femmes dans la région.
Enfin, pour les maladies, les hypocondriaques seront servis. On croise de tout : tétanos, sida, tuberculose, malaria, lèpre et plein d’autres qu’on ne connaît pas.
Regardez, nous on repart en bonne santé :