Bons plans au Chili
Nous n’avons visité que la partie Sud du Chili. C’est si grand ! Mais la simplicité des gens, ce mélange d’eau et de terre, et les couleurs incroyables des rivières et des lacs nous on enchantés. Dommage qu’on n’ait pas pu retarder notre billet, on serait bien resté beaucoup plus longtemps ! Quelques infos de-ci de là pour ceux qui partent…
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PUERTO MONTT
D’ici partent les bateaux de Navimag. En fonction du temps et du budget dont on dispose, ça vaut vraiment le coup de monter à bord quelques jour. Le Chili est fait de terre et d’eau, et c’est intéressant de le sillonner par tous les chemins possibles.
Une petite adresse qu’on a beaucoup aimée (rien que d’y penser, ça me donne faim !) : le restaurant Polo Sur. Hyper bon, absolument kitch, mais tenu dans une ambiance familiale par des gens qui aiment franchement leur métier.
Bernardo O’Higgins 233, Tel (65) 343753
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Point de départ également pour l’île de Chiloé; l’île vaut le détour tant au niveau de la visite des églises jésuites, que pour ses ballades en pleine nature.
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LA CARRETERA AUSTRALE
Peu de gens le savent, et c’est un peu l’aventure, mais on peut descendre la Carretera australe en Patagonie Chilienne pour franchir la frontière argentine au niveau d’El Chalten.
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Pour cela, descendre d’abord à COYHAIQUE. La ville est petite mais sympa, on peut faire une balade dans la réserve forestière. Pour se rendre à la réserve, à trois kilomètres de la ville, le stop marche très bien. Les gens ici sont très attentionnés et aidant.
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De là, descendre sur COCHRANE, une petite ville sans intérêt, mais qui présente elle aussi de belles balades. Se renseigner dans le kiosque sur la place ou dans un des cafés internet.
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Descendre ensuite sur TORTEL, une petite ville sans rues au bord du lac, construite en cyprès (on n’y a pas été mais il paraît que ça sent bon, du coup). Puis rejoindre VILLA O’HIGGINS. Il est nécessaire d’avoir du temps pour faire ce trajet : les bus ne partent pas tous les jours (encore moins en hiver), c’est la fin de la route, donc plus on descend moins il y a de trafic pour faire du stop, et après Tortel, un bac est nécessaire pour passer la rivière et ne passe en été que 4 fois par jour. Mais la route est sublime et passe de lacs en lagunes, de ruisseaux en rivières. L’eau vient des glaciers et a une couleur bleu-vert, un peu laiteuse, légère et opaque. On n’a jamais vu cette couleur ailleurs ; simplement irréel.
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À villa O’Higgins, réserver un bateau à l’office de Hielo Sur. Il y a 400 habitants dans le village ; c’est facile à trouver ! Il en passe trois par semaine en été, et un par mois en hiver. Réserver le bateau (20 000 pesos chiliens), et le détour vers le glacier (13000 pesos), qui vaut vraiment le coup. Certains disent que c’est aussi beau que la Laguna San Rafael. Surtout, c’est un petit bateau peu utilisé, qui permet de voir les glaciers d’une façon privilégiée. En revanche, ne réservez ni le bateau de la Laguna del Desierto, côté argentin, ni le bus qui va à El Chalten. Les relations entre les deux pays sont difficiles, et malgré ce que dit Hielo Sur, tout n’est pas toujours bien coordonné. Vous pourrez acheter vos billets dans le bateau (au même prix), et rejoindre El Chalten en stop. Il y a un camping, donc des personnes susceptibles de rentrer le soir. Sinon, demandez aux gardes d’appeler un taxi-remise (compter 120 pesos Argentins à partager).
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Pour tout ce trajet, on a regretté de ne pas avoir de tente, pour éviter les auberges et dortoirs parfois chers (compter en moyenne 7000 pesos par personnes en été austral le long de la Carretera, et 2000 pesos pour pouvoir planter sa tente), même si le temps le peut être froid et capricieux. Ou l’inverse, on a eu très très chaud !
Cela permet aussi de camper devant l’embarcadère, à 7 km de Villa O’Higgins et d’éviter de prendre le bus (1500 pesos). Pour ceux qui n’ont pas de tente, demander à Hielo Sur de réserver une chambre chez Justa ou son fils Ricardo, à Candelario Mansilla (9000 pesos pour deux personnes). Il est possible de manger chez eux en demi-pension (diner + petit déjeuner pour 3000 pesos par personne).
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PUERTO NATALES est la porte d’entrée du Torres del Paine. C’est une montagne paraît-il merveilleuse, mais il y a un monde fou ! Mieux vaut s’en doute s’y rendre en début ou en fin de saison, aux mois de décembre ou mars.
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Quant à PUNTA ARENAS, on ne peut pas dire que la ville soit jolie. Mais la proximité du détroit de Magellan, et tous les mythes qui y sont rattachés, donnent un caractère spécial à l’endroit. Le musée Braun-Menendez est intéressant et permet de comprendre l’organisation des premiers immigrants sur le terrain. Le musée Naval vaut le détour pour comprendre ce qu’il a pu se passer il y a 500 ans. Regardez le film pour voir ces marins qui montaient des voiles à la force de leurs bras, sans sécurité et sans winch ! Tout simplement impressionnant. En revanche, la zone franche, sorte de Duty Free géant placé là pour développer cette partie isolée du Chili, n’a aucun intérêt. On trouve essentiellement des bricoles made in china, et pas particulièrement bon marché. Une bonne adresse pour se réchauffer et gouter les spécialités locales, comme le chupe de centolla, une sorte de gratin au crabe et au vin blanc : La Luna, calle O’Higgins 1017.
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En face de Punta Arenas, la petite ville de PORVENIR, accessible en bateau, est pleine de charme. Les maisons de taule et de bois sont peintes de toutes les couleurs, et font face à la baie. Attention toutefois : difficile de rejoindre la frontière argentine ensuite. Peu de bus, pas grand monde sur les routes de terre. Mieux vaut demander aux hôtels s’ils n’ont pas un hôte qui fait le chemin.
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Pour fuir la décevante Ushuaia, rien de tel que de traverser le canal de Beagles pour se retrouver réellement au bout du monde, à PUERTO WILLIAMS. Ce village de taule colorée, peuplé par la marine chilienne et quelques pionniers, est le point de départ d’un trek superbe, dont nous n’avons malheureusement vu que la moitié, autour des Dientes de Navarino. D’un côté, la vue se dégage sur le canal de Beagles, et de l’autre, paraît-il que par temps clair, on verrait l’île du Cap Horn. Mais le temps est indomptable et imprévisible, on a eu de la neige en plein été, comme d’autres ont pu avoir des rafales de vent ou des pluies violentes. Mieux vaut donc être sacrément bien équipé, et un peu aguerri à la montagne.