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Samedi 22 décembre 2007 Précédent

Sea, Sex & Sun

Enfin, le soleil est de retour, et la chaleur étouffante.

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On enfile une robe ou un t-shirt sur nos maillots de bain, pour faire une bise à Ana-Paula, une copine brésilienne, qui fête son anniversaire dans le parque Lage. Une telle végétation en plein cœur de la ville nous bouleverse. On boit un coup dans une ancienne demeure coloniale investie par les Beaux-Arts, au bord de la piscine délabrée, sous le regard droit du Corcovado (le Christ redempteur veillant au-dessus des âmes cariocas). Plus un bruit de bus ou de voiture : rien que des insectes bizarres et des colonies d’oiseaux. On est dans la jungle, au cœur de la ville. C’est d’ailleurs étonnant, Rio, pour ça. C’est une ville qui se regarde, qui se sent (ils utilisent des carburants bios qui ne puent pas, et ne font pas tousser. Mais qui ont d’autres travers bien plus graves : pour produire de l’éthanol, il faut des hectares de blé, de riz ou de maïs. Cela accentue la déforestation, notamment en Amazonie, et provoque une inflation qui rend ces denrées de base inaccessibles pour les plus pauvres), et qui s’écoute (voir l’hypnotrip).

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De là, un bus nous amène au Bounge, un vieux tramway toujours en activité qui sillonne le cœur du quartier historique de Santa Teresa. On demande notre chemin à un passant, qui nous y accompagne. On discute ensemble en anglais dans la file, ce qui fait beaucoup rire un petit gars des favelas assis à côté de nous. Du coup la conversation devient multi langage et le garçon au sourire éclatant nous montre fièrement son t-shirt aux couleurs de son école de samba. Comme beaucoup, il connaît la France par Zidane, Thierry Henry, et maintenant Sarkozy. Et il est très fier de son pays !

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On nous a beaucoup parlé de l’insécurité à Rio, mais on est surpris de voir tant de simplicité entre les gens, et de mélange entre les classes sociales. Sur la plage, dans le bus, tout le monde se côtoie, semble-t-il, sans problème. C’est sûr, on se balade essentiellement dans le centre de Rio, et dans les quartiers animés. p1100959.JPGOn prend le bus la journée, et le taxi la nuit. Pourtant, on ne sent pas la moindre violence, ni dans les regards, ni dans les attitudes. On aurait cependant voulu entrer dans une favela pour découvrir l’autre côté de Rio. Mais nous n’avons rencontré personne qui puisse nous y introduire, et il est hors de question d’y aller par un circuit touristique. On garde donc, pour cette fois, une vision idyllique de la ville, et on se dit que ce sera l’objet d’un prochain voyage.

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Le Bounge arrive dans un fracas de taule et de crissement de roues. On monte dans un vieux wagon sans porte ni barrières, le chauffeur dessert le frein et roule ma poule ! On franchit des ponts, passe dans les ruelles étroites, pile devant une voiture mal garée. Des gens montent et descendent en courant pour s’accrocher au marche-pied. Sympa !

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On saute à notre tour du bounge en route, pour dire bonjour à Anouk, la française du Carioca da Gema, qui expose dans la rue le livre de son voyage. De là, on se balade le long des maisons coloniales. De la vieille pierre patinée, des rues pavées, ça change des quartiers modernes et des grandes tours de béton construites à la va-vite ces cinquante dernières années le long de la baie. Le soleil tombe lorsqu’on passe devant un bâtiment magnifique. Une affiche nous invite à entrer, et nous suivons la fin d’un spectacle de danse. Ce doit être une école, mais le niveau est déjà très bon !

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Enchantés par cette surprise, on continue notre route vers un bar que l’on nous a conseillé. On commande deux caipirinhas, quand un sound system s’installe devant la porte. Nos verres à la main, passablement pétés de ne pas avoir mangé, on assiste à l’entraînement d’un blocos. C’est une école de samba qui descend dans la rues pour préparer son passage dans la rue lors du prochain carnaval. Musiciens, danseurs, chef d’orchestres et amis du quartier, l’ambiance est multigénérationnelle est franchement sympathique ! (Voir la vidéo)

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p1110161.JPG Une fois le show fini, il ne reste plus que quelques soiffards décidés à faire durer la fête. Notre bar ferme, on en trouve un autre un peu plus loin pour s’avaler une feijoada.

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Le lendemain le copain d’Ana-Paula joue avec son école de batucada au Circovoador, une salle de concert de Lapa. Il y a peu de monde, mais à la première note tout le monde se met à danser ! C’est magique, Rio.

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Rio c’est la fête, mais c’est aussi quelques points de vue incontournables. Le pao de Acucar, bien sûr, le Christo Redendor sur le Corovado, la Lagoa derrière Ipanema (c’est là précisément le meilleur spot de la ville : devant la lagune, à deux pas de la plage !!)…

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Avant de descendre passer Noël à Montevidéo en Uruguay chez l’oncle de Nat, on fait un saut pendant trois jours à Florianopolis. J’y avais été il y a quelques années, pour quelques jours de farniente après le Forum Social de Porto Alegre. Cette fois on arrive en bus de nuit, et on se pose chez Ida à Barra da Lagoa entre le lac et la mer. Divin.

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PS : Merci Emilie !

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