Rio de Janeiro !
Ca y est, on a trouvé le paradis sur terre ! La première ville où on pourrait venir habiter. Rio, c’est tout ce qu’on aime : le soleil, la chaleur, la plage, mais aussi la végétation qui semble embrasser la ville, les jus de fruits frais et les caipirinhas, les gens cooools, la samba, la fête, et la vie qui ne s’arrête jamais.
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On partage le petit-déjeuner avec Francis, la tante de Nat, brésilienne pure souche et carioca 100%. Le froid sec des plateaux andins nous paraît soudain trèèès très loin, et on se détend l’air béat dans la chaleur moite. Les gens sourient, torse nus et en tongs, et nous font signe en levant le pousse. J’adore !
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Il fait 40°C à l’ombre lorsqu’on descend sur la plage de Leblon, petite plage du sud de Rio surveillée par la double montagne des Deux-Frères. Les mecs et les filles sont tous plus beaux et sexys les uns que les autres. On se met tout de suite d’accord. Pas de jalousie : on s’aime… mais on mate ! Du coup on passe nos journées sur la plage, à boire des jus de maracuya (fruits de la passion) ou des noix de coco fraîches et à manger des empanadas, tout en regardant marcher, rire, nager, courir, les brésiliens et les brésiliennes. Pas de doute, les salles de muscu doivent faire fortune ici. Le sport se pratique aussi en plein air : leurs activités favorites ? Le beach volley, le surf, et la marche rapide pour les filles, qui gonfle les cuisses et monte les fesses.
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Leblon la friquée, Ipanema la branchée, Copacabana la touristique. Une fois reposés, et suffisamment bronzés pour espérer se fondre dans la masse métissée des cariocas, on ouvre la porte de la nuit à Rio. C’est un vrai soulagement pour nous. Car dans la plupart des pays d’Afrique comme dans les Andes, la vie est réglée sur le soleil : le travail est dur, il n’y a pas toujours d’électricité, et la nuit n’offre pas la sécurité de la journée. Donc la culture, plus traditionnelle, est intégrée à la vie quotidienne. Les gens sortent peu, ou seulement dans les capitales ; on ne peut pas vraiment parler de vie nocturne.
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Francis, artiste peintre et musicienne, nous fait un plan de la ville by night. On commence par le Carioca da Gema, dans le quartier d’affaires de Lapa. C’est pas idiot : une fois les bureaux fermés, les clubs ouvrent, ce qui permet de porter le son les fenêtres ouvertes sans gêner personne. À quand une boîte à La Défense ?! Au bout de trois caipirinhas, les langues se délient. A notre droite, une française qui vient de finir un long voyage, et qui revient travailler dans sa ville coup-de-cœur. Puis devant l’affluence, un couple de brésiliens en voyage de noces vient s’asseoir à notre table. On essaie de communiquer en portunol et en langage des signes. Nat arrive assez vite à s’adapter et à capter les principaux mots de portugais. J’ai toujours du mal pour les langues… Depuis le début du voyage, j’ai toujours un temps de retard, et je réponds chaque fois dans la langue du pays précédent ! Ça nous fait bien marrer, mais c’est loin d’être pratique. Finalement, le couple nous apprend le principal pas de samba (rapide, et pas si simple !), et on finit la nuit en dansant.
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Ah zut ! C’est pas de chance, il pleut des cordes sur Rio depuis ce matin. Démentiel et torrentiel ; on court pour entrer dans la voiture, mais on est quand même trempés en arrivant devant le Centro Cultural Carioca pour le concert de Teresa Cristina.
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Mais les brésiliens doivent être allergiques à la pluie, car la diva appelle pour annuler son show. Ni une ni deux, une radio s’empare de la salle, libre du coup, pour inviter ses auditeurs à une fête improvisée. Devant nos cheveux mouillés et nos airs désolés (cette chanteuse à une voix incroyable !!), le videur nous invite à la soirée. Je rêve… même les videurs seraient sympas ici ??! Le lendemain, il pleut toujours autant, mais cette fois Marcos Sacramento assure son concert. On l’interview en coulisse avant qu’il ne monte sur scène (voir la vidéo). Dans la salle, toutes les générations se mélangent. Les plus jeunes dansent avec les plus vieux, et tous dégagent une grâce et une joie de vivre incroyable !