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Mercredi 12 décembre 2007 Précédent

Bons plans en Bolivie

Si l’histoire du Pérou s’inscrit dans le passé, la Bolivie est un pays qui se vit au présent. Mais en dehors de l’aspect politique (passionnant), le pays se démarque par la beauté de ses paysages et la gentillesse de la population.

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À EMPORTER
On trouve de tout ici pour se couvrir : pull en laine d’alpaca, bonnets péruviens, gants, moufles ou grosses chaussettes. Mais une couverture ou un duvet est largement apprécié lors des bus de nuit, quand la température descend au-dessous de 0°C. Également, un collant thermique pour dormir, car même avec 4 ou 5 couvertures, on continue d’avoir froid.

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COUT DE LA VIE
Pas de soucis de ce côté-là, même avec un petit budget on peut bien manger, et bien dormir.
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INTERNET
Comme en Equateur ou au Pérou, la diaspora est telle que les cybercafés ont poussé comme des champignons. Les Boliviens parlent avec leurs frères, sœurs ou cousins, et vous pouvez chéquer vos mails pour trois fois rien (et ça marche assez vite). De plus en plus de wifi également dans les grandes villes.
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ALTITUDE
On monte facilement à 4000 mètres en Bolivie. Ce qui provoque des nausées, des maux de tête et surtout une difficulté constante à digérer. Donc pas de secret : manger léger, attendre quelques jours avant de faire du sport, et éviter de s’énerver, ça passe vite.
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Quelques infos sur les principales villes :
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COPACABANA
La petite ville au bord du lac est agréable, mais on en fait vite le tour. Ceci dit, le baptême des voitures devant la cathédrale vaut son pesant d’or. Et si vous n’êtes pas trop pété au schnaps ou au mousseux, les truites du lac Titicaca, servies sur le marché avec du riz, sont parmi les meilleurs du monde. Le soir, on retrouve les truites au Pachamama, av 6 de Agosto.
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p1090653.JPG LA PAZ
La plupart des étrangers que nous avons rencontré n’ont pas du tout aimé La Paz. Pourtant on a adoré ! La majorité des hotels se trouvent dans la zone touristique, au centre de la ville. Par définition, ce quartier attire les touristes, et les gens attirés pour de bonnes, et souvent de mauvaises raisons par les touristes. Plus au sud le quartier de Sopocachi est beaucoup plus authentique et convivial. On y trouve plein de petits restaus super sympas, qui pour un porte-monnaie européen coûtent des pacotilles. Au choix parmi les meilleurs (un peu plus que des pacotilles quand même) : la Comédie, café restau français, comme son nom l’indique (pasaje Medinacelli 2234, Sopocachi, tel (591-2) 242 35 61). Le Maphrao On est un très bon asiatique de très bon goût, avec sa fausse cheminée chauffée au gaz (calle Hermanos Manchego 2586 casi Av Arce, tel (591-2)434682 ou cellular 76238508). Pour les amoureux de Cinéma le 6 de Agosto comprend plusieurs salles et une programmation d’Art et Essais. Il faut comprendre l’Espagnol, mais quel plaisir de voir un bon film !
En remontant un peu la pente de la ville, on peut boire des coups et visiter les musées proches du Bocaisapo. Le quartier est adorable (lire la pancarte sur le mur à propos de la Croix Verte !) et le bar super sympa, avec des concerts de qualité. Sinon le musée d’art contemporain ne vaut pas le détour, à moins d’avoir de la chance quant aux artistes exposés.
Également, le marché d’El Alto sur l’ancienne voie ferrée permet de mettre les pieds dans cette ville plus populaire, et de profiter au passage de la vue incroyable sur La Paz.
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p1090963.JPGSAJAMA
C’est une vraie galère d’atteindre le petit village de Sajama en bus. Concrètement, il faut partir au petit matin de La Paz, pour s’arrêter sur la grand route à Patacamaya et attendre l’unique bus du jour pour Sajama. Le parcours est épique, et le village authentique. On dort ici chez l’habitant (demander au garde du parc qui vous indiquera une famille, ils accueillent les voyageurs par roulements). Malgré ce que disent les habitants, il est impossible de trouver les sources d’eau chaude (celles qui sont le plus loin, qui sont les plus belles et les plus chaudes !) tout seul. Donc autant prendre un taxi au point du jour (là aussi, demander au garde), et profiter du coucher de soleil, de l’eau jusqu’au cou. Prévoir une serviette, un bonnet et des vêtements chauds, quand on sort ça pèle sérieux.
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UYUNI
Le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez, pas de doute, c’est super beau. Mais à moins d’avoir un problème physique, d’être grabataire ou définitivement fainéant, il est franchement dommage de passer par une agence. Bien sûr, c’est le seul moyen de voir toute cette région à un prix dérisoire. Mais parfois, mieux vaut en voir moins, mais mieux. On est passé par une agence très sérieuse (bons 4×4, bonne bouffe et bons lits) : Oasis Tours (Av Arce à côté du Palace Hotel à Uyuni. Tel (591-2)6932308 ou (591-2)72871717). Mais si c’était à refaire, on partirait seuls pour le Salar d’Uyuni, on passerait l’après-midi à se balader tranquillement, on dormirait le soir dans l’hôtel de sel au centre du Salar, et on rentrerait le lendemain. Le circuit proposé dans les tours implique plus de 1000 km en voiture en 3 jours, ce qui ne laisse le temps que pour des arrêts pique-nique ou photo. Et pour éviter d’abimer la région (ce qui est louable, on ne critique pas !), les 4×4 suivent tous exactement le même parcours. Donc le safari sauvage se transforme vite en manège pour adultes. Pas drôle.
Pour dormir à Uyuni, l’hotel Mosoj (av Potosi au coin avec Arce, tel 72483672) est simple mais bon marché (il ouvrait quand on est passé, donc peut-être que ça a augmenté). Pour ceux qui arrivent en bus depuis La Paz pensez à réserver. Aucun hôtel n’est ouvert à 5h du matin, et arriver dans le froid, littéralement crevé, dans une ville morte, pour avoir à frapper du poing sur les portes pour trouver un lit, c’est pas top.
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p1100438.JPGPOTOSI
C’est une des plus haute ville du monde, et forcément, elle est en pente. Donc on souffle, on s’arrête, on essaie de respirer pour découvrir cette ville incroyable, construite par les Espagnols pour exploiter le Cerro Rico (et les Boliviens). L’histoire de cette ville et de cette mine a littéralement changé la face du monde, ça vaut le coup d’en lire l’histoire : SITE.
Donc, impossible de partir d’ici sans avoir visité la mine. Si l’agence accepte, demandez à faire la visite tout seul. Moins il y a de monde, plus la rencontre est forte. On a eu la chance, par Silver Tour (Calle Quijarro 12 à côté de la Casa de la Moneda. Tel 6223600), d’être guidé par un ancien mineur.
On peut finir avec la Casa Nacional de la Moneda (Ayacucho street (591-2) 6222777) pour savoir comment était frappée la monnaie (avec des chevaux !!) etc. C‘est intéressant, mais on est loin de l’émotion ressentie dans la mine.
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SUCRE
La ville de Sucre est une des plus jolies villes construites par les Espagnols que nous ayons visitées. Murs blanc et places boisées, rues perpendiculaires bordées d’églises et de cathédrales. Surtout, comme nous sommes maintenant dans les Vallées, la partie la plus riche du pays, Sucre est propre et bien entretenue. L’Hostal Cruz de Popayan est une ancienne demeure coloniale construite autour d’une cour intérieure. (calle Loa 881, tel (591-4) 6440889)
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p1100537.JPGSANTA CRUZ
Enfin un endroit où il fait chaud ! Santa Cruz, comme Sucre, est un des moteurs économiques de la Bolivie. Ici on se promène en tongs et en débardeur, et les arbres ont de grandes feuilles et de grands fruits. Pas de doute, ça fait du bien après l’aridité des Andes. En revanche, Santa Cruz vit à l’occidentale ; on n’a plus là le cachet propre à la Bolivie. Ceci dit, on trouve plein de petits cafés sympas autour de la place, et le train qui part sur San José est un peu brinquebalant, mais très convivial.
Un hôtel sympa là-bas, le residencial Bolivar, à deux pas de la place principale et avec des toucans qui chantent dans la cour. (Calle Sucre 131, tel (591-3) 334-2500 residencialbolivar@hotmail.com)
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