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Mardi 5 février 2008 Précédent

Bons plans en Argentine

On passe notre temps à entrer et sortir d’Argentine. D’abord à Buenos Aires depuis l’Uruguay, puis en Patagonie et en terre de feu, deux régions intimement imbriquées avec le Chili.

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p1130339.JPGCe n’est pas une légende, la viande argentine est absolument incontournable. Quand on pense qu’on a rencontré des végétariens ici !! La meilleure bavette française ressemble à de la semelle comparé à ces steaks si fins et si tendres : baby beef (steak de 500 g !), bife de Lomo (la partie la plus tendre du bœuf), bife de chorizo (entrecôte), Asado de tira (côte cuite avec le gras, la plus goûteuse), et abats pour ceux qui aiment. Si l’hébergement est très cher, la nourriture est bon marché et on peut savourer un bon repas dans un bon restau pour 10 euros. Ce serait dommage de s’en priver ! Notons que pour l’hébergement, on s’en sort avec une tente (bivouac, camping). Dans les hostal, on a préféré les dortoirs pour ne pas bruler notre budget.
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“BUENOS AIRES ne dépaysera pas un européen”. Nous ne sommes pas les premiers à le dire ! On y trouve un peu de Paris, de Londres, de Madrid, de Berlin. Mais Amérique oblige, ici tout est démesuré ! Les immeubles haussmanniens, de vraies répliques des bâtiments parisiens, font 10 à 12 étages (on en croise beaucoup dans la Recoleta). De la même façon, les avenues qui traversent la ville sont immenses ; une avenue à 12 voies… c’est normal. Il y aurait d’ailleurs à Buenos Aires l’avenue la plus large du monde.
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On a particulièrement aimé le quartier de Palermo. Beaucoup de bars, de restaus, de très beaux magasins (les cuirs ici sont d’excellente qualité, et très bien dessinés). Très bobo, mais très sympa ! De là on peut rejoindre en métro les différents quartiers. Retiro, San Telmo, La Boca valent le coup d’œil. Dommage que ces vieux quartiers, réaménagés pour le tourisme, aient un peu été vidés de leur âme : spectacle de rue, tableaux grossiers peints à l’huile, vendeurs de souvenirs. Ici comme à Montmartre, la vie s’écrit au passé.

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Pourtant ce qui revit aujourd’hui à Buenos Aires, après avoir été oublié par la génération précédente, c’est le Tango. L’Argentine, construite par les Européens, à besoin de se démarquer et de trouver son identité. Le tango, dansé à l’époque entre hommes dans les bouges pour séduire les prostituées, recommence à intéresser les plus jeunes. On croise dans les milongas (une bonne adresse : Milonga Parakutural Canning Scalabrini Ortiz 1331, tel 15 5 738 3850)
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p1130381.JPG EL CHALTEN
Cette petite ville tout en largeur sous le Fitz Roy vit et se construit grâce au tourisme. Les hôtels sont chers (120 pesos une chambre double en moyenne en haute saison, 35 pesos en dortoir), et les restaurants dignes des brasseries de la côte d’azur. Pour faire quelques courses sans se ruiner, le supermarché gringuitos vend en gros comme au détail dans un énorme hangar.
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Faire un trek, se renseigner auprès de la Casa de Guias : on peut aller, en une journée, marcher sur les glaciers, notamment le glacier du Torres. Il faut pour cela commencer par marcher trois heures sur un chemin facile, puis passer une tyroliennes, marcher encore, et atteindre le glacier. Là, un peu d’escalade (accessible aux débutants) et une boucle de trois heures sur la glace. On rentre par le même chemin (prix 220 pesos par personnes (haute saison).
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p1130513.JPG EL CALAFATE est moins désagréable qu’El Chalten, mais c’est aussi une ville qui vit par, et pour, le tourisme. On hésitait à aller voir le Perito Moreno de peur d’avoir trop de monde. Il y a pourtant une astuce : on peut louer une voiture à 5 personnes pour 200 pesos (les voitures se louent pour 24h. On trouve de nombreuses agences en ville). Ce qui revient par tête moins cher que le bus, qui coûte 60 pesos. Surtout, cela de permet surtout d’y aller en soirée, quand le soleil de l’été austral éclaire encore le site et que tous les bus sont partis. Prévoir de quoi pique-niquer, et ne pas hésiter à sortir des sentiers battus : on a tellement été fasciné qu’on est resté scotchés près de 6 heures !! Il est possible aussi de planter la tente sur place.
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USHUAIA, selon nous, n’est pas à la hauteur du rêve qu’elle suscite. La ville s’est construite rapidement avec l’affluence du tourisme, et l’abominable et interminable avenida San Martin est le comble du mauvais goût à prix insensé. Statuettes en pierre, prêt à porter désuet, bonnet « Ushuaia » ou restos franchement limite, ça donne vite envie de fuir. Deux solutions pour ça : aller trekker dans les environs, (le parque nacional, ou les nombreuses ballades autour de la ville) ou franchir le canal pour atteindre l’île de Navarino en face, et la petite ville de Puerto Williams. « Mas alla del fin del mundo » : on est déjà en terra incognita !! Pour traverser, demander au port si un bateau peut bien vous accepter à bord, ou payez 100 dollars l’aller à Ushuaia Boating.

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Autre solution, arriver depuis Punta Arenas. 38 heures de route mais la croisière est paraît-il magnifique et croise de nombreux glaciers.
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Un restau tout de même à Ushuaia : El Viejo Marino, restau de fruits de mer
Maipu 229, tel (02901) 435 385. Et une adresse chaleureuse, bien française avec sa déco de bric à brac, ses tables en bois, ses bouteilles de pinard et ses vieux livres, le Old Warehouse, Ramos Generales, Maipu 749, idéal pour déguster un bon vin à l’apéro, et sortir de l’avenida San Martin.

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